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Homélie pour la Pentecôte

Aujourd’hui, nous avons la joie de célébrer la fête de Pentecôte, ce jour où le don de l’Esprit Saint est fait aux Apôtres, et à toute l’Eglise. Accueillir ce don de Dieu, c’est entrer dans une véritable dynamique. C’est accepter qu’un mouvement profond se réalise dans ma vie. Nous l’avons entendu dans la lettre de saint Paul aux Galates: «Marchez sous la conduite de l’Esprit Saint» (Galates 5,16). Et les derniers mots de la lecture de ce dimanche nous mettent encore dans cette dynamique: «Marchons sous la conduite de l’Esprit.» (Galates 5,25)

Ce mouvement auquel nous sommes appelés à quelques choses d’une dynamique forte, nous le sentons bien dans la lecture des Actes des Apôtres. Ce mouvement a quelque chose de la force d’un violent coup de vent, d’un feu qui vient nous consumer. Mais contrairement aux violents coups de vent météorologiques, ou à un incendie ravageur, la dynamique de l’Esprit-Saint ne détruit pas mais elle enrichie, elle fortifie, elle fait grandir.

Cette dynamique, cette force transforme et enrichie notre vie en lui faisant porter des fruits, en lui donnant une fécondité: «amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi.» (Galates 5,22-23) L’Esprit Saint allume dans nos cœurs le feu de l’Amour: il nous fait brûler de l’amour de Dieu lui-même. Il nous fait entrer dans la vérité qui est une intimité plus grande encore avec le Père, par le Fils: «il nous donne la connaissance du vrai Dieu.» (Préface de la Pentecôte) pour que nous puissions confesser une même foi.

En ce jour, n’ayons pas peur d’ouvrir notre cœur au don de Dieu. Il va nous transformer, nous fortifier. Nous l’avons entendu dans la séquence de cette fête de Pentecôte: l’Esprit Saint est un hôte très doux en nos âmes qui console et qui est une adoucissante fraîcheur. Au milieu du labeur de nos vies, il nous apporte le repos. Au milieu de nos épreuves, de nos pleurs, il est un réconfort. Oui, comme l’a dit Jésus, l’Esprit Saint est notre Défenseur. Avec lui, nous n’avons à nous soucier de rien. Il lave en nous ce qui est souillé, il baigne ce qui est aride et guéris ce qui est blessé. Il assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid et rend droit ce qui est faussé.

L’Esprit Saint est un maitre intérieur qui nous guide sur le bon chemin à travers les situations de la vie. Il nous enseigne la route. N’ayons pas peur d’en faire notre ami. Oui, que l’Esprit Saint soit notre ami! Un ami à qui nous n’avons pas peur de confier notre vie.

Alors en ce jour, n’ayons pas peur d’invoquer l’Esprit Saint, de livrer notre vie à son action, nous verrons alors de belles choses se réaliser en nos vies et l’Eglise en sera renouvelée. Oui, demandons à l’Esprit Saint qu’il vienne mettre le feu en cœur pour que nous puissions, chacun et tous ensemble, porter un témoignage renouvelé et percutant de l’Evangile, de l’amour du Christ au coeur de notre monde.

Nous voudrions voir Jésus

« Nous voudrions voir Jésus. » (Jean 12,21) Qui n’a pas le désir de voir Jésus? Qui n’a pas ou jamais eu le désir de rencontrer Jésus? En tout cas, c’est le désir des Grecs qui sont venus à Jérusalem pour la fête juive de la Pâque. Et pour que cette rencontre se réalise, ils demandent à Philippe qui va lui-même trouver André. Cela semble compliqué de rencontrer Jésus. Faut-il absolument passer par la voie hiérarchique des apôtres? Que veut bien dire ce processus de rendez-vous développé dans le texte d’Évangile?

La rencontre avec Jésus est une recherche continuelle, permanente de notre vie. Notre préoccupation première, comme baptisé, doit être de chercher à rencontrer Jésus. Il n’y a que lui qui peut nous introduire dans l’intimité, la connaissance de son Père. La voie, le chemin qui nous permet de rencontrer Jésus est celui des Apôtres, c’est-à-dire de l’Église. C’est par l’Église fondée sur les Apôtre que tous peuvent voir Jésus. En dehors de l’Église, point de rencontre authentique avec Jésus. Le chemin de la rencontre avec Jésus ne se vit pas seul. Il se vit tous ensemble, il se vit en Église. Lire la suite Nous voudrions voir Jésus

Pour un lieu de rencontre véritable

Durant ce temps du Carême, nous continuons à découvrir les lieux de la rencontre avec Dieu. Lors du premier dimanche nous sommes allés au désert avec Jésus. Dimanche dernier nous sommes montés sur la montagne. Cette semaine, nous voici au Temple.

Dans l’Ancien Testament, le Temple est le lieu de la rencontre avec Dieu et le lieu du rassemblement des tribus. Ce lieu de rencontre, Jésus vient le secouer en y chassant les marchands de bœufs, de brebis et de colombes ainsi que les changeurs. Jésus vient mettre un grand coup de pied dans l’espace économique, mercantile qui s’est développé dans ce lieu sacré, c’est-à-dire dans ce lieu de la rencontre entre le divin et l’humain, entre le Ciel et la terre. Dans le Temple, il y a une dimension verticale et une dimension horizontale.

C’est en ce lieu que Jésus vient faire le ménage et y révéler une donnée nouvelle: le véritable Sanctuaire, c’est Lui: «Il parlait du sanctuaire de son corps.» écrit l’évangéliste Jean (Jean 2,21). C’est en Lui que nous pouvons faire l’expérience authentique de la rencontre avec Dieu et c’est en Lui que nous pouvons faire également une véritable expérience de fraternité.  Lire la suite Pour un lieu de rencontre véritable

La lutte finale ou le chemin de l’espérance

A entendre la première lecture tirée du livre de l’Apocalypse, celle-ci a un petit goût de lutte finale! Et il est bien question de la lutte finale: dans l’Apocalypse, (qui n’est pas synonyme de catastrophe mais de révélation), saint Jean s’adresse à des chrétiens persécutés pour les soutenir dans leur épreuve et leur annoncer la victoire finale. Mais comme pour recevoir certaines chaines cryptées, nous avons besoin du décodeur pour le comprendre!

Dans cette lutte, les forces du mal qui se déchainent, sont représentées par le dragon rouge feu. Ce dragon semble avoir la victoire en balayant de sa queue « le tiers des étoiles du ciel, et à les précipiter sur la terre. » (Apocalypse 12,4) Même si il compte bien faire échec au plan de Dieu en étant posté « devant le femme afin de dévorer l’enfant dès sa naissance. » (Apocalypse 12,4), sa défaite est annoncée et nous n’avons pas à avoir peur.

Face au dragon, une femme enceinte torturée par les douleurs de l’enfantement, qui a « le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles » (Apocalypse 12,1). Qui est cette femme? A regarder les images bibliques qui nous parlent de la relation entre Dieu et son peuple en termes de noces, cette femme est le peuple élu qui engendre le Messie. Pour les disciples du Christ confrontés à la persécution, cet enfantement est douloureux. Nous sommes en train d’enfanter l’humanité nouvelle. Lire la suite La lutte finale ou le chemin de l’espérance

De l’église à l’Eglise…

Ponches-EstruvalC’est toujours une grande joie de fêter un anniversaire, qui plus est quand celui-ci n’est pas commun: 400 ans! C’est l’âge honorable de cette église dans laquelle nous sommes réunis ce soir.

En célébrant cet anniversaire, nous rendons grâce avant tout au Seigneur non pas pour ces pierres qui, assemblées entre elles, forment ce bel édifice. Nous rendons grâce avant tout pour la communauté de croyants, de disciples de Jésus Christ pour qui il était important d’avoir ce lieu, au coeur du village pour célébrer sa foi. Nous rendons grâce pour celles et ceux qui ont fait et qui font que cette église soit un lieu vivant, témoin d’une communauté heureuse de célébrer Jésus-Christ.

Ce bâtiment de pierres nous rappelle une chose importante de la foi chrétienne: Dieu s’est incarné. Dieu s’est fait homme en Jésus-Christ. Dieu est venu habiter au coeur de notre humanité. En Jésus-Christ, il a vécu pleinement notre vie humaine: de ses joies, ses peines, ses épreuves jusqu’à mourir et mourir sur la Croix. Cette église est la maison de Dieu dressée au milieu de notre vie quotidienne. Elle est signe que Dieu, aujourd’hui encore demeure au milieu de nous. Elle nous invite à laisser une place au transcendant au coeur même de nos propres vies. Une première question se pose donc à chacun: quelle place à Dieu dans ma vie quotidienne? Comment est-ce que je laisse Dieu habiter ma vie?

Comme nous le vivons ce soir, ce bâtiment est aussi un lieu de rassemblement. C’est dans l’église que le peuple des baptisés se rassemble pour célébrer Jésus-Christ mort et ressuscité pour nous. L’église est le lieu où les hommes et les femmes, où celles et ceux qui cherchent Dieu viennent faire monter leur prière, leur action de grâce. C’est dans l’église que le peuple de Dieu se rassemble pour célébrer les grands moments de sa vie de foi: baptême, mariage, ordination, obsèques et bien sûr celui qui rassemble au moins chaque dimanche la communauté: l’Eucharistie. La deuxième question qui se pose à nous: la foi en Jésus-Christ n’est pas qu’un acte personnel, c’est une démarche de communauté: ai-je à coeur de rejoindre cette communauté pour y nourrir ma foi? Pour y nourrir ma rencontre avec le Christ?

L’église bâtiment est aussi le signe de l’Église avec un ‘E’ majuscule, le peuple de Dieu. Chaque pierre de cet édifice nous rappelle que chacun d’entre nous est une pierre vivante de l’Église, peuple de Dieu, corps du Christ et Temple de l’Esprit comme le définit le Concile Vatican II. Chaque élément de l’édifice est important et indispensable pour que celui-ci soit cette église qui nous accueille ce soir. De même, chacun de nous est important et à sa mission, sa place pour que l’Église, peuple de Dieu, corps du Christ et temple de l’Esprit soit la maison où chaque personne qui vient frapper à sa porte se sente accueillie pour ce qu’elle. Quand les pierres se désolidarisent les unes des autres alors elles tombent et l’édifice devient peu à peu une ruine. Ainsi en va-t-il aussi de notre vie de foi: membre d’un même corps, c’est ensemble qu’il nous faut annoncer et vivre notre attachement au Christ, solidaire les uns des autres, travaillant ensemble pour vivre l’Évangile.

Que l’anniversaire de cette église ne fasse pas uniquement regarder vers le passé, mais qu’il nous aide à écrire l’histoire faisant de nos vies ce pourquoi a été édifiée cette église: un chef d’oeuvre qui rende gloire à Dieu. Amen.

Saint Riquier, l’abbatiale en lumière

Ce samedi 6 juillet 2013, nous avons vécu la nuit des églises. L’abbatiale fût ouverte de 20h30 à 23h30 et mise en lumière grâce à l’équipe technique du Festival. Par ces quelques photos, en voici un aperçu. (pour agrandir la photo,cliquer dessus!)

Un grand merci à toute l’équipe technique d’avoir permis que cette soirée ait lieu en pleine installation du festival. Merci à Juan d’avoir assuré la technique toute la soirée. Merci à Pierre de nous avoir régalé à l’orgue et merci à Marie-Agnès de nous avoir régalé par le chant.

Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ?

« Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? 

J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur. »

(Psaume 115(116), 12-13)

Pain et vin

« Père très saint,

puisque ce jour me rappelle que tu m’as toi-même associé à l’unique sacerdoce du Christ

et mis au service de ton Église,

donne-moi la force d’annoncer l’Évangile avec foi et humilité

pour guider mes frères vers ton Royaume.

Par Jésus Christ, notre Seigneur et notre Dieu

qui vit et règne avec Toi et le Saint Esprit

maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »

En action de grâce pour le 2 juin 2002, fête du Corps et du Sang du Seigneur, jour de mon ordination.

L’Église: une, sainte, catholique, apostolique ?

logo-de-l-annee-de-la-foi-2012Dans le symbole des Apôtres, nous confessons: «Je crois à la sainte Église catholique». Dans le symbole de Nicée-Constantinople, nous professons: «Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique.» Qu’est-ce que cela signifie? C’est ce que nous allons essayer découvrir ou de redécouvrir ce soir, au terme de ce parcours qui nous a permis d’approfondir notre profession de foi en Dieu: Père, Fils et Saint Esprit. Lire la suite L’Église: une, sainte, catholique, apostolique ?

Homélie pour la Saint Joseph

C’est dans la joie que nous fêtons aujourd’hui saint Joseph, ce grand saint de l’Église et en même temps si discret, si humble.

Saint Joseph est homme simple qui a un projet dans sa vie: construire une vie de famille par le mariage. Ce projet se réalisera mais il est traversé par l’appel de Dieu qui va conduire Joseph sur des chemins inattendus. Joseph accueille ce projet de Dieu et met tout en oeuvre pour le réaliser: «Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui son épouse» (Matthieu 1,24) Lire la suite Homélie pour la Saint Joseph

Votre mission, si vous l’acceptez: pape !

Pape FrançoisCette semaine, nous avons eu la joie de vivre un bel évènement d’Église: l’élection d’un nouveau pape. Nous le savons tous, c’est le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio qui a été élu. Il a pris pour nom: François.

Dés son apparition au balcon, chacun a cherché à savoir qui est cet homme au premier abord simple et souriant… Et depuis les commentaires vont bon train, certains cherchant même à salir cet homme de Dieu. Il est toujours plus facile de voir la paille dans l’oeil du voisin que de voir la poutre dans son propre oeil! Succomber à ces tentatives de calomnies, c’est faire le jeu du démon, qui n’a d’autre but que la division.

Aussi, il est important de regarder, redécouvrir qu’elle est la mission du pape. Sa mission n’est pas d’être conservateur ou progressiste. Si nous attendons cela du pape, alors nous sommes dans l’erreur. La mission du pape est toute autre. Lire la suite Votre mission, si vous l’acceptez: pape !