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Laisse-moi faire…

Avec la fête du baptême de Jésus, nous sommes à la charnière entre le temps de Noël et le temps ordinaire. Nous venons de contempler le mystère de l’enfance de Jésus, depuis sa naissance à Bethléem jusqu’à sa vie cachée à Nazareth. Aujourd’hui, nous sommes à l’aube de sa vie publique.

A trente ans, Jésus raccroche les outils de l’atelier de Nazareth pour inaugurer son ministère public, la mission du Salut pour laquelle il s’est incarné. Cette vie publique commence par cette démarche du baptême, suivie par quarante jours au désert. C’est, en quelque sorte, par un grand temps de retraite que Jésus commence sa mission. Par cette démarche, il s’offre à sa mission. Il s’offre à son Père.

Cette démarche, Jésus l’accomplit en solidarité avec tout le peuple. Il vient et descend dans les eaux du Jourdain comme tous les croyants de bonne volonté décidés à vivre selon le meilleur d’eux-mêmes. Jésus est solidaire de la démarche spirituelle accomplie par ses contemporains. C’est ainsi qu’il accomplit « ce qui est juste » (Matthieu 3,15): Jésus nous montre le chemin pour entrer pleinement dans le projet de Dieu. Il nous invite, non pas à ajuster Dieu à nos projets mais à nous ajuster au projet de Dieu pour nous. Voilà pourquoi il est important de laisser faire Jésus, comme il le demande à Jean le Baptiste.

Laisser faire Jésus dans notre vie, laisser Jésus agir au cœur de notre vie, voilà comment être chrétien aujourd’hui et vivre pleinement notre propre baptême. Souvent, nous pensons que pour vivre en chrétien, il faut faire, il faut avoir des œuvres. C’est vrai mais ce n’est pas la première condition. « Il faut, comme nous le rappelle le pape François, dans ‘La joie de l’Évangile’, toujours cultiver un espace intérieur qui donne un sens chrétien à l’engagement et à l’activité. » (Evangelii Gaudium, n°262) Comment? Par « des moments prolongés d’adoration, de rencontre priante avec la Parole, de dialogue sincère avec le Seigneur » (Ibid.) Ainsi, en laissant faire Jésus, nous pouvons accueillir avec foi la révélation du Père: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j’ai mis tout mon amour. » (Matthieu 3,17)

Par des temps de cœur à cœur avec le Seigneur, nous pourrons véritablement accueillir le Messie, le Sauveur, celui en qui Dieu a mis toute sa joie et dont le prophète Isaïe nous dresse un magnifique portrait. Oui, nous découvrirons que le Christ est celui qui n’éteint pas « la mèche qui faiblit », qui n’écrase pas « le roseau froissé ». Il nous manifeste la délicatesse de l’amour de Dieu envers chacun.

Nous découvrirons que le projet de Dieu est d’ouvrir « les yeux des aveugles », de faire « sortir les captifs de leur prisons et de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. » Dieu veut nous redonner notre liberté perdue. Il veut nous rendre capable d’aimer!

Ainsi nous ferons l’expérience de l’amour de Jésus, l’expérience d’être sauvé et l’amour jaillira dans notre vie, un amour que nous aurons à cœur de partager, un amour que nous ne pourrons pas garder pour nous-mêmes et que nous aurons envie d’offrir, de donner à ceux qui ne le connaissent pas.

En cette fête du baptême de Jésus, au cœur de cette Eucharistie, offrons-nous au Seigneur. Laissons-le agir en nos vies pour nous rendre capable d’aimer et d’être des chrétiens heureux. Amen.

Fête de la Sainte Trinité

Point_interrogationIl n’y a pas à dire, j’aime cette fête de la Sainte Trinité et l’homélie qui va avec! Mais que vais-je leur dire? Comment leur expliquer? Ce n’est pas la Parole de Dieu proclamée ce dimanche qui va nous donner une définition claire et compréhensible du mystère de la Sainte Trinité: un seul Dieu en trois personnes. Ce serait tellement plus simple. Alors comment expliquer la Sainte Trinité? Lire la suite

Esprit, es-tu là? Esprit, qui es-tu?

logo-de-l-annee-de-la-foi-2012Les fois précédentes, nous avons étudié le Père et le Fils. Aujourd’hui, nous nous arrêtons sur ce grand inconnu qu’est l’Esprit Saint. Oui, l’Esprit Saint est souvent l’inconnu de la Sainte Trinité… et pourtant, si il n’était pas là, nous non plus nous ne serions pas là ce soir à vouloir approfondir notre foi! Alors qui est-il?

Si nous nous arrêtons à ce que nous en professons dans le Symbole des Apôtres, nous ne sommes pas très avancés: «Je crois en l’Esprit Saint.»

Dans le Credo de Nicée-Constantinople, nous professons: «Je crois en l’Esprit Saint qui est Seigneur et qui donne la vie; Il procède du Père et du Fils; avec le Père et le Fils, Il reçoit même adoration et même gloire; Il a parlé par les prophètes.»

Il n’y a pas à dire, nous avons avancé dans notre enquête! L’Esprit Saint a un rapport avec le Père et le Fils, il vient de cette relation étroite entre le Père et le Fils.

«Croire en l’Esprit Saint c’est donc professer que l’Esprit Saint est l’une des Personnes de la Trinité Sainte, consubstantielle au Père et au Fils, "adoré et glorifié avec le Père et le Fils."» (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n°685)

L’Esprit Saint est à l’œuvre depuis tout temps avec le Père et le Fils. Cependant, c’est avec l’Incarnation du Fils qu’Il est révélé, donné, reconnu et accueilli comme Personne.

Puisque "l’Esprit Saint a parlé par les prophètes", écoutons ce qu’il nous dit. Lire la suite

"Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts?"

TombeauAvec toutes les lectures de cette Veillée Pascale, nous venons de traverser, de relire, une histoire d’amour: celle de Dieu pour l’humanité, de la beauté de la Création au Salut offert par la mort et la Résurrection de Jésus en passant par les récits des prophètes.

Avec les trois autres temps liturgiques, que sont la liturgie de la lumière, la liturgie baptismale et celle de l’Eucharistie, il s’agit de pouvoir comprendre et même expérimenter comment Dieu nous fait passer des ténèbres du péché, de la mort à la lumière, à la vie.

Au coeur de cette Année de la Foi, alors que nous célébrons le coeur même de la foi chrétienne, nous pouvons nous poser la question: «que cherchons-nous?» Lire la suite