La manifestation de l’amour… ou l’histoire d’une passion

Cathédrale 028En ce dimanche, l’Église nous invite à méditer sur la Passion de Notre Seigneur Jésus Christ. Ce dimanche ouvre la grande et belle Semaine Sainte où nous allons déployer tout ce mystère de la mort et de la Résurrection du Christ. Nous sommes au coeur de la foi chrétienne. C’est l’évènement central de notre profession de foi.

Si les évènements de la Passion sont une manifestation de la méchanceté humaine, la Passion du Christ est l’expression d’un grand amour. Nous ne devons pas seulement être triste face à ce qui ressemble à un échec. Au contraire, nous devons laisser notre âme habitée par la joie: la Passion est la manifestation la plus grande de l’amour de Dieu.

Sollicitude, générosité, miséricorde, trois mots qui caractérisent l’attitude de Jésus au coeur du combat vécu par le Christ pour mener à bien le don de soi. Au coeur de sa souffrance, Jésus n’est pas autocentré sur lui-même mais il ne cesse de penser aux autres: «Pourquoi dormez-vous? Levez-vous et priez pour ne pas entrer en tentation.» (Luc 22,46) Ou sur la croix: «Amen, je te le déclare: aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis» (Luc 23,43); «Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu’ils font.» (Luc 23,34). Lors de son dernier repas: «Je suis au milieu de vous comme celui qui sert.» (Luc 22,27). Aux femmes rencontrées sur le chemin du calvaire: «Femmes de Jerusalem, ne pleurez pas sur moi! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants.» (Luc 23,28). Au moment de rendre son dernier souffle: «Père, entre tes mains je remets mon esprit.» (Luc 23,46)

La Passion de Jésus est un inépuisable trésor de grâce qui nous pousse à l’humilité. Nous ne le savons que trop, nous faisons partie de cette humanité qui s’est déchainée à l’encontre du Fils de Dieu et en réponse, nous recevons de ce dernier une inépuisable manifestation d’amour. Et cette manifestation de l’amour de Dieu concerne chacune et chacun, personne n’y est exclu… C’est la manif pour tous de l’amour de Dieu pour tout homme pêcheur. Puissions-nous, comme le centurion romain rendre gloire à Dieu en professant: «Sûrement, cet homme, c’était un juste.» (Luc 23,47) et comme la foule, nous en retourner en nous frappant la poitrine. (Luc 23,48)

La mort de Jésus provoque la conversion et elle est source d’un renouvellement spirituel, d’une renaissance, d’une conversion à Dieu dans l’amour et la confiance. Ne limitons pas la source de cette grâce à Rameaux et à Toussaint car nous n’en sommes pas dignes. C’est au minimum chaque dimanche qu’il faut en vivre! Amen.

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