Champ de blé 002

A l’heure de la moisson…

Depuis quelques jours, les moissonneuses-batteuses sont de sortie. C’est la moisson! Il est l’heure de récolter le fruit de son travail et espérons-le du bon grain semé.

Dans l’évangile de ce dimanche, par la parabole du bon grain et de l’ivraie, Jésus nous place dans l’espérance de la moisson. Cette parabole nous fait traverser la question du bien et du mal à laquelle se confronte toute vie humaine. Pourquoi le mal? Pourquoi la souffrance? Pourquoi la mort? Si Dieu est bon pourquoi n’a-t-il pas supprimé tout cela? Pourquoi n’a-t-il pas supprimé le péché?

"Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla." (Matthieu 13,24-25) Lire la suite

Pain et vin

Souviens-toi de l’Amour de Dieu

«Souviens-toi…» telle est l’invitation de Moïse au peuple d’Israël (Deutéronome 8,2) dans la première lecture de ce dimanche. Ce n’est pas par nostalgie que Moïse invite le peuple à faire mémoire de son passé. C’est parce qu’il est résolument tourné vers l’avenir et qu’il se préoccupe de la fidélité à ce que le peuple de Dieu a reçu de ce dernier. En quelque sorte, Moïse dit au peuple: «Si demain, tu veux être encore debout, n’oublie pas aujourd’hui ce que tu es et grâce à qui tu l’es.»
L’invitation «Souviens-toi…» est de retourner à l’essentiel en faisant mémoire de tout le chemin parcouru dans le désert, au temps de l’inconfort et de la famine. Que c’est-il passé? Dieu a pris soin de son peuple en lui donnant de quoi subvenir à ses besoins: «C’est lui qui t’a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif. C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau de la roche la plus dure. C’est lui qui dans le désert t’a donné la manne, cette nourriture inconnue de tes pères.» (Deutéronome 8,15-16) Tout cela pour que le peuple comprenne que «l’homme ne vit pas seulement de pain mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.» (Deutéronome 8,3) Lire la suite

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Toute une histoire de cadeau…

La Providence nous donne de célébrer aujourd’hui la fête des pères le même jour que la Sainte Trinité. Quel rapport allez-vous me dire? La fête des pères va peut être nous aider à comprendre quelque chose du mystère de la Sainte Trinité: un seul Dieu en trois personnes.
Aujourd’hui, beaucoup d’enfants vont offrir à leur père les cadeaux qu’ils ont confectionné avec amour. Ce cadeau exprime beaucoup de la relation de l’enfant avec son père: le soin mis pour le confectionner, la façon de le donner… De même, la façon dont le père reçoit le cadeau dit beaucoup de l’amour qu’il porte à son enfant.
Le cadeau est aussi le signe, pour l’enfant, d’un merci pour l’amour qu’il reçoit de son père. Il y a dans cette relation un aimant: le père, de qui vient l’amour et qui apprend à l’enfant à aimer; un aimé: l’enfant qui reçoit l’amour du père et qui témoigne de cet amour à son père mais aussi autour de lui; enfin, il y a l’amour lui-même qui unit le père et son enfant, qui alimente, fait grandir, fortifie la relation entre les deux.
Dans la Sainte Trinité, il y a le Père, le Fils et le Saint Esprit. Il y a l’aimant, l’aimé et l’amour. Le Père aimant dépose dans son Fils bien-aimé son Esprit d’Amour, Esprit qui déborde jusqu’à nous. Le Père est l’amour donné et le Fils est l’amour reçu. L’Esprit est le "et" entre les deux, le baiser donné pour reprendre une image de Saint Bernard. Pour le dire à la manière de saint Augustin: en Dieu, il y a l’aimant, l’aimé et l’amour. Un plus un plus un égale Dieu ou trois! Un seul Dieu en trois personnes.
Que le Seigneur lui-même nous accorde sa grâce pour que nous puissions mieux pénétrer ce mystère de notre foi, dans lequel nous sommes plongés par le baptême: Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. Amen.

Homélie pour la Sainte Trinité – année A

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C’est dans l’Esprit-Saint que vous serez baptisés

«Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, Jésus leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours.»
Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient: «Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël?» Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.»» (Actes 1,4-8)

«Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours, les Apôtres se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.» (Actes 2,1-4)

Ces deux extraits du livre des Actes des Apôtres, qui sont proclamés le jour de l’Ascension pour le premier et le jour de la Pentecôte pour le second, nous révèlent quelque chose de ce grand inconnu qu’est l’Esprit-Saint.

Qui est l’Esprit-Saint? Comment essayer de percevoir sa réalité en nos vies? C’est ce que nous allons essayer de faire aujourd’hui. Lire la suite

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