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Et pour toi, qui est Jésus ?

C’est par une ambiance de fête qu’a commencé la célébration de ce dimanche. Nous nous sommes unis à la foule qui a acclamé Jésus montant à Jérusalem: « Hosanna au fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna au plus haut des cieux! » (Matthieu 21,9). La foule a ainsi désigné Jésus comme le roi juste et victorieux attendu par tout Israël.
Dans la seconde partie de cette liturgie, nous sommes entrés dans un moment plus grave: la condamnation et la mise à mort de Jésus. C’est un instant fort et solennel que la lecture de ce texte de la passion. Le peuple contemple Jésus mort, pendu au bois de la croix et un centurion de l’armée romaine proclame: «Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu.» (Matthieu 27,54)
Ce dimanche, et dans la semaine qui vient, nous allons revivre ensemble le temps de sa Passion. Nous allons revivre ce temps, où par passion, par amour pour l’humanité, Jésus offre tout ce qu’il a, tout ce qu’il est pour nous permettre de retrouver le chemin de l’amitié avec Dieu. Nous commencerons tout d’abord par faire mémoire – c’est-à-dire rendre présent – de son dernier repas, celui où il offre, dans le pain et le vin, son corps et son sang en nourriture. Puis vendredi, nous vivrons avec lui son procès, sa condamnation et sa mise en croix… avant d’entrer dans le grand silence du Samedi Saint, jour où le Seigneur est au tombeau dans l’attente de la résurrection. Enfin, dans la nuit de samedi à dimanche, nous laisserons jaillir la lumière des ténèbres, nous laisserons la lumière du Ressuscité éclaire les ténèbres de nos vies et nous fêterons la victoire de la vie sur la mort.
Ainsi ce ne sont pas des valeurs qui nous rassemblent mais une personne: Jésus Christ, le Fils de Dieu, Sauveur des hommes. Aujourd’hui, nous avons acclamé Jésus en chantant «Hosanna» et en agitant nos rameaux; nous avons entendu le centurion désigner Jésus comme le Fils de Dieu… et pour moi, qui est vraiment Jésus?

Christ en croix

Près de toi se trouve le pardon

Avez-vous prêté attention aux paroles du psaume? Elles sont magnifiques et donnent un élan à ce que nous allons vivre ces jours qui précèdent la fête de Pâques: le sacrement du pardon et de la réconciliation.
La vie, que nous avons reçue de Dieu au baptême, nous la portons «dans des vases d’argile» (2 Corinthiens 4,7). Cette vie est fragile car elle est encore soumis à la tentation, à la souffrance, à la mort et à cause du péché, nous pouvons même la perdre! Mais, comme nous l’avons chanté dans le psaume: près du Seigneur se trouve le pardon. (Cf. psaume 129(130),4)
Le péché est une mort, une mort à la vie de la grâce de Dieu en nous. Le Seigneur Jésus est venu pour nous relever de cette mort. Il vient nous faire sortir du tombeau dans lequel nous enferme le péché. Pour cela, il a confié à l’Église cette belle mission à travers le sacrement de la réconciliation. Cette mission s’enracine dans le mystère pascal lui-même: le soir de Pâques, Jésus apparait à ses disciples enfermés dans le Cénacle et il leurs dit: «La paix soit avec vous! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie.» Puis il souffle sur eux et ajoute: «Recevez l’Esprit Saint. A qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis.» (Jean 20,21-23)
Qu’est-ce que cela veut dire? Écoutons le pape François lors de sa catéchèse sur le sacrement de la réconciliation: «Ce passage nous révèle la dynamique la plus profonde qui est contenue dans ce sacrement. Tout d’abord le fait que le pardon de nos péchés n’est pas quelque chose que nous pouvons nous donner nous-mêmes. Moi, je ne peux pas dire : je me pardonne mes péchés. Le pardon se demande, il se demande à un autre et dans la confession nous demandons le pardon à Jésus. Le pardon n’est pas le fruit de nos efforts, mais c’est un cadeau, c’est un don de l’Esprit Saint, qui nous comble de la fontaine de miséricorde et de grâce qui jaillit sans cesse du cœur grand ouvert du Christ crucifié et ressuscité. En second lieu, il nous rappelle que ce n’est que si nous nous laissons réconcilier dans le Seigneur Jésus avec le Père et avec nos frères que nous pouvons être vraiment dans la paix. Et cela, nous l’avons tous ressenti dans le cœur quand nous allons nous confesser, avec un poids sur l’âme, un peu de tristesse ; et quand nous recevons le pardon de Jésus nous sommes en paix, avec cette paix de l’âme si belle que seul Jésus peut donner, seulement Lui.» (Pape François, audience du 19 février 2014) Lire la suite

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On ne voit bien qu’avec le cœur

« On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible avec les yeux » dit le renard au petit prince. Quand, dans un couple, une relation se noue et que l’on commence à envisager un projet de vie en commun, il est important d’apprendre à regarder l’autre avec le cœur et non plus uniquement avec les yeux. Le cœur nous aide à percevoir des réalités plus grandes encore que celles que nous pouvons contempler avec les yeux. Mais il ne faut pas en devenir aveugle pour autant!
Le fait que l’amour nous apprend à voir avec le cœur et à regarder le cœur de l’autre n’est pas une capacité purement humaine. Elle nous vient d’un Autre. Dans la première lecture de cette messe, Dieu dit à Samuel: « Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » (1 Samuel 16,7) L’amour est don de Dieu. L’amour est la nature même de Dieu: Dieu est amour.
Ainsi, chers fiancés, en venant célébrer votre mariage à l’Église, vous venez accueillir cette bonne nouvelle: l’amour qui vous unit l’un à l’autre, à travers l’engagement que vous allez prendre, est bien plus grand et bien plus beau que ce que vous pouvez imaginer ou entrevoir. Cet amour nous dit quelque chose de Dieu lui-même. En apprenant à bâtir votre amour patiemment chaque jour, vous vous approchez chaque fois un peu plus de Dieu.
Mais nous le savons, cet amour est fragile et délicat à construire, à accueillir. Nous le construisons avec ce qui fait notre humanité: nos qualités et nos faiblesses, nos courages et nos lâchetés. Il est fait d’un don de soi chaque jour renouvelé et d’un pardon sans cesse offert. En apprenant à le construire chaque jour, souvenez-vous que le jour de votre mariage à l ‘Église, Dieu vous donne une grâce toute particulière pour vous aider à fortifier votre union. Cette grâce est à accueillir chaque jour: « Seigneur, aujourd’hui, apprends-moi à mieux aimer ma femme, mon mari ». Chaque jour, laissons-nous toucher par Jésus. C’est lui qui nous guérit de l’aveuglement de notre égoïsme pour nous ouvrir à la lumière de sa présence, à la lumière de la présence de l’autre. Chaque jour, au milieu de toutes nos activités, sachons garder un peu de temps pour demander au Seigneur qu’il nous aide à fortifier notre amour, qu’il nous aide à faire grandir notre amour.
Dans le cadre de votre préparation au mariage, la communauté chrétienne est heureuse de vous accueillir. Elle prie pour vous. Elle vous accompagne de sa prière. Ses portes vous sont grandes ouvertes pour vous aider, à la lumière de la Parole de Dieu, à fortifier votre amour. Amen.

Homélie pour le 4ème dimanche de Carême – Année A
Accueil des couples qui se marient dans l’année

samaritaine

Qui a envie d’être aimé ?

C’est l’histoire d’une femme… et cette femme, chaque jour, accomplit avec fidélité son devoir d’état, sa tâche quotidienne aussi pénible soit-elle. Chaque jour, elle sort de la ville pour aller puiser l’eau du puits. Cette tâche, vitale pour la famille, est pénible. Si quelqu’un avait l’idée d’inventer un système pour avoir l’eau à domicile ce serait plus simple (mais la technique aurait-elle permis à cette femme de vivre la rencontre qui va bouleverser sa vie ?) ! Cette femme, est-elle reconnue pour ce qu’elle accomplit fidèlement chaque jour ? Je ne sais pas mais au fond de son cœur, elle aimerait être reconnue pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle fait.

Cette femme a un grand désir aussi : être comblée, aimée. Et cet amour, elle a du mal à le trouver, à l’accueillir : elle a eu cinq maris et encore celui qu’elle a maintenant n’est pas son mari. Elle a du mal à aimer et à se laisser aimer. C’est si compliqué. Cette situation la met à l’écart des autres, elle est obligée d’accomplir sa tâche à midi. Ce n’est pas une heure pour accomplir une tâche aussi pénible que celle de puiser de l’eau. Cette femme désire aimer et être aimée, non pas d’un amour superficiel mais d’un amour véritable, sincère, qui la reconnaît pour ce qu’elle est vraiment.

Cette femme, c’est la Samaritaine de l’évangile. Mais n’est-elle pas aussi une figure de chacun de nous ? N’est-ce pas chacun de nous qui a envie d’être aimé pour ce qu’il est, tel qu’il est ? Qui a envie d’être aimé ? Lire la suite

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