2013-04-02 16.48.50

La joie de la conversion…

Dimanche dernier, nous avons entendu saint Pierre faire cette magnifique profession de foi: « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16,16). De cette réponse, inspirée par l’Esprit Saint, Pierre a reçu de Jésus la mission d’affermir ses frères dans la foi.

Après cette magnifique profession de foi, Jésus introduit ses disciples dans le cœur même de sa mission: monter à Jérusalem pour y subir sa Passion, y souffrir, y être tué et ressusciter. Petite incompréhension de la part de Pierre: ce n’est pas comme cela qu’il envisageait la mission du Messie. Comme beaucoup de ses contemporains, Pierre attendait un Messie-roi, triomphant et glorieux, puissant, capable de chasser de Jérusalem l’occupant romain. C’est ainsi que Pierre s’insurge: « Dieu t’en garde, Seigneur! cela ne t’arrivera pas. » (Matthieu 16,22)

La réponse de Jésus ne se fait pas attendre: « Passe derrière moi, Satan! Tu es pour moi une occasion de chute: tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes. » (Matthieu 16,23) En même temps, quoi de plus naturel pour Pierre, comme pour nous, d’avoir une vue spontanément humaine! Il faudra du temps à Pierre pour se convertir et penser pleinement selon la pensée de Dieu. Pierre ne le comprendra vraiment qu’en faisant l’expérience de la miséricorde de Dieu après son triple reniement au soir de l’arrestation et de la condamnation de Jésus… mais aussi au matin de la Résurrection quand par trois fois, Jésus lui demandera: « Pierre, m’aimes-tu? » Lire la suite

Cathédrale 018

Juste un sondage d’opinion ?

Les sondages, dans notre société contemporaine, c’est une véritable manie. Nous avons l’impression que, sans eux, la société ne peut pas avancer. Chaque semaine, l’un ou l’autre journal nous offre la côte de popularité de telle ou telle personnalité publique: a-t-elle gagnée ou perdue de points?

Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus semble succomber lui aussi à cette mode… Ce sont deux questions dignes d’un sondage d’opinion que Jésus pose à ses disciples. Lire la suite

Terre Sainte 168

La lutte finale ou le chemin de l’espérance

A entendre la première lecture tirée du livre de l’Apocalypse, celle-ci a un petit goût de lutte finale! Et il est bien question de la lutte finale: dans l’Apocalypse, (qui n’est pas synonyme de catastrophe mais de révélation), saint Jean s’adresse à des chrétiens persécutés pour les soutenir dans leur épreuve et leur annoncer la victoire finale. Mais comme pour recevoir certaines chaines cryptées, nous avons besoin du décodeur pour le comprendre!

Dans cette lutte, les forces du mal qui se déchainent, sont représentées par le dragon rouge feu. Ce dragon semble avoir la victoire en balayant de sa queue « le tiers des étoiles du ciel, et à les précipiter sur la terre. » (Apocalypse 12,4) Même si il compte bien faire échec au plan de Dieu en étant posté « devant le femme afin de dévorer l’enfant dès sa naissance. » (Apocalypse 12,4), sa défaite est annoncée et nous n’avons pas à avoir peur.

Face au dragon, une femme enceinte torturée par les douleurs de l’enfantement, qui a « le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles » (Apocalypse 12,1). Qui est cette femme? A regarder les images bibliques qui nous parlent de la relation entre Dieu et son peuple en termes de noces, cette femme est le peuple élu qui engendre le Messie. Pour les disciples du Christ confrontés à la persécution, cet enfantement est douloureux. Nous sommes en train d’enfanter l’humanité nouvelle. Lire la suite

Terre Sainte 018

Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ?

«Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ?» (Romains 8,35) demande l’Apôtre Paul. Rien de ce qui ressemble à une épreuve nous répond-il. N’est-ce pas un peu facile? L’épreuve vient souvent ébranler notre foi, notre relation à Dieu. Et pourtant, rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ: c’est lui qui nous a aimé le premier et cet amour, il ne cesse de nous le donner, de nous le montrer. Par amour pour nous, Jésus est mort sur la Croix. Encore faut-il savoir accueillir cet amour au moment de l’épreuve mais aussi à chaque instant de notre vie.

Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus s’en va dans un endroit désert, à l’écart. Il vient d’apprendre le martyre de Jean le Baptiste. Face à la mort brutale de ce proche, Jésus ressent le besoin de se mettre, dans le silence de la prière, face à son Père. C’est sous le regard de Dieu qu’il accueille cet événement. Ce temps de silence, ce temps à l’écart sera de courte durée. Il ne tient que le temps de la traversée du lac puisque, en débarquant, il trouve là une grande foule de gens qui l’attend. Lire la suite

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