Terre Sainte 207

Aujourd’hui est un jour de joie! Alléluia!

Un dimanche matin tranquille ou presque… Jésus est mort, crucifié comme un malfaiteur. Il a été mis au tombeau et celle qui a une reconnaissance éternelle pour Lui, Marie-Madeleine vient lui rendre un dernier hommage. Avec Jésus, elle a fait l’expérience de la miséricorde, du pardon. Jésus l’a rétablie dans sa dignité de femme. Alors pourquoi ne serait-elle pas triste? N’aurait-elle pas le cœur en peine? Il est mort celui qui faisait tant de bien à celles et ceux qu’il rencontrait ou qui acceptaient de lui ouvrir leur cœur.

Alors, imaginez le choc de cette femme quand elle arrive au tombeau et qu’elle voit que la pierre a été enlevée. « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. » (Jean 20,2) courre-t-elle annoncer aux disciples. Pierre et Jean viennent en courant. Arrivés sur place, Pierre voit un tombeau vide… Jean voit un tombeau vide et il croit! Jésus est ressuscité. Cette nouvelle, même si il faudra un peu de temps pour qu’ils l’assimilent, va changer la vie des disciples. La résurrection du Christ bouleverse la vie des disciples. Jésus est Le Vivant présent aujourd’hui dans leur vie et cette nouvelle, ils ne peuvent la garder pour eux. C’est une telle joie qu’ils ne peuvent que la partager.

Un dimanche matin tranquille ou presque… aujourd’hui, le tombeau est vide! Aujourd’hui encore, une femme va rencontrer le Ressuscité. Cette femme, c’est vous Alexia. Le Ressuscité vous l’avez rencontré dans cette abbatiale en la faisant visiter à de nombreux touristes attirés par la magnificence de ce lieu bâti pour la gloire de Dieu afin que le Christ mort et ressuscité soit célébré et accueilli par tout homme et toute femme de bonne volonté. Lire la suite

2013-01-28 20.44.14

Il est ressuscité d’entre les morts !

Ce matin, le premier de la semaine, à l’heure où blanchit la campagne, Marie-Madeleine et l’autre Marie sont parties au tombeau. Elles se disaient qu’elles ne pouvaient demeurer loin de lui plus longtemps. Elles marchaient les yeux fixés sur leurs pensées, tristes en ce jour, qui pour elles est comme la nuit. Celui qu’elles croyaient être le Messie, le Sauveur, celui qui leur a permis de reprendre espoir, est mort, crucifié comme un vulgaire brigand.
Mais ce matin, le premier de la semaine, à l’heure où blanchit la campagne, un fait bouleversant, inattendu se produit. La terre tremble, la pierre roule et le tombeau s’ouvre. Les cœurs se troublent, sont saisis de crainte, de doute, de perplexité. Et ces femmes, Marie-Madeleine et l’autre Marie eurent peur mais l’ange du Seigneur leurs adresse ces paroles: «Soyez sans crainte. Vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit » (Matthieu 28, 5-6) Après avoir vu le tombeau vide, elles sont de suite envoyées en mission: «Vite, allez dire à ses disciples: «Il est ressuscité d’entre les morts; il vous précède en Galilée: là vous le verrez!»» (Matthieu 28,7)
Au cœur de l’orage, se demandant ce qu’il leurs arrive, elles partent tout raconter aux disciples. Et sur le chemin, une rencontre: il est là! Vivant! Ressuscité! Tout devient paisible. Réjouissance et allégresse habitent le cœur de ces femmes. Elles se laissent toucher, bousculer par cet inouï de Dieu qui transforme totalement leur vie. Quelle expérience cela a du être pour Marie-Madeleine, l’autre Marie et tous les disciples, un véritable chambardement dans leur vie!

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Lavement des pieds

"Faites ceci en mémoire de moi."

« Faites ceci en mémoire de moi. » (Luc 22, 21). Aujourd’hui, nous faisons mémoire de ce jour où Jésus nous a laissé le beau sacrement de l’Eucharistie qui nourrit notre vie chrétienne. La vie chrétienne ne peut pas grandir, se fortifier sans être nourrie par la célébration de la messe. Faire mémoire signifie rendre présent. Ce don de Jésus est toujours actuel. Il se réalise aujourd’hui. C’est ainsi qu’aujourd’hui nous faisons mémoire, nous rendons présent ce don que Jésus nous fait.
Au cours de cette célébration, nous allons aussi faire mémoire d’un autre geste: le lavement des pieds. Nous l’avons lu dans l’évangile: pendant le dernier repas que Jésus prend avec ses disciples, il « se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture » (Jean 13,4) et il lave les pieds de ses disciples. Ce geste nous allons le revivre dans quelques instants. Je vais laver les pieds de quelques-uns d’entre vous.
Pour moi, prêtre, il est important de vivre ce geste. Par là, je viens me rappeler que c’est au service de chacun que je suis envoyé: au service des enfants, au service des plus pauvres, des malades, de celles et ceux qui sont dans la peine. Mais ce service, je ne peux le vivre tout seul. C’est avec chacun d’entre vous qu’il doit être vécu. C’est toute la communauté chrétienne qui le vit. Et Jésus nous l’a dit dans l’évangile: « Heureux êtes-vous, si vous le faites. » (Jean 13,17)
Je serai heureux; la communauté chrétienne, l’Eglise, sera heureuse dans la mesure où elle s’implique à l’image de Jésus qui s’implique en se mettant à genoux devant ses disciples. Cherchons ce bonheur en nous mettant au service les uns des autres.
A la fin de la célébration, nous allons vivre aussi une petite procession avec le Saint Sacrement pour nous introduire à un temps de prière auprès de Jésus. Ce temps de prière ne durera pas longtemps mais je vous invite à y rester. Pourquoi? Nous allons accompagner Jésus au jardin des Oliviers. Après le dernier repas pris avec ses disciples, avant d’être arrêté, Jésus est parti prier. Nous allons, comme les disciples, l’accompagner. Peut que nous serons comme les disciples: nous aurons envie de dormir, nous trouverons ça long, nous aurons faim… ce n’est pas grave. Restons! Nous serons aidé dans ce temps de prière mais là aussi en le vivant, nous nous unirons un peu plus à Jésus. Nous ferons comme Pierre et les autres disciples l’expérience de devenir un peu plus intime avec Jésus.
Jésus a donné sa vie pour moi, pour nous. Il est mort sur la Croix par amour pour nous… je peux bien lui offrir quelques minutes de ma vie pour rester auprès de lui, m’unir à lui et prendre le temps d’accueillir cet amour qu’il nous offre. Accueillir cet amour que Jésus, Dieu, nous offre en ces jours qui nous conduisent à la fête de Pâques est le plus beau cadeau que je puisse faire à Dieu. Faisons cela en mémoire de Lui. Amen.

Homélie pour le Jeudi Saint

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