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Méditation pour l’Adoration du Saint Sacrement

«Près de la croix de Jésus…» (Jean 19,25).

Ce soir, nous nous tenons près de Jésus. Nous sommes près de la croix. Nous nous tenons devant Jésus présent dans l’Eucharistie, ce "mémorial de la Pâque du Christ: c’est à dire l’œuvre du salut accomplie par la vie, la mort et la résurrection du Christ." (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n°1409)

Nous sommes devant Jésus qui offre sa vie par amour pour nous et nous prenons le temps de recueillir cet amour, de nous laisser aimer par lui.

«Près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine…» (Jean 19,25) Lire la suite

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Le signe de l’Amour

Aujourd’hui, nous fêtons la Croix Glorieuse… mais n’est-ce pas un contre-sens? Comment la croix, signe d’un supplice humiliant où le condamné est exposé nu, suffocant, au regard de tous et promis à une mort lente, peut-elle être glorieuse?

N’êtes-vous pas étonnés par l’évangile choisi par l’Église pour la fête de ce jour? Nous fêtons la Croix Glorieuse et ce n’est même pas un des évangile de la mort du Christ sur la croix que nous avons entendu. L’Église a offert à notre méditation ce texte de saint Jean tiré du dialogue de Jésus avec Nicodème.

Au cœur de ce dialogue, Jésus nous offre un enseignement sur le sens de la Croix à venir qui nous place dans une dimension différente  de celle de la douleur et de la souffrance. Pour cela, Jésus s’adresse à son interlocuteur avec une image qu’il peut comprendre. Jésus repart de l’image du serpent de bronze tiré du livre des Nombres, que nous avons entendu en première lecture.

« De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. » (Jean 3,14-15) Qu’est-ce que cela signifie?

Durant l’Exode, une invasion de serpents venimeux convainc les Hébreux qu’ils sont punis pour avoir une fois encore récriminé contre Dieu. Ils demandent donc à Moïse d’intercéder pour eux auprès de Dieu. La réponse divine ne se fait pas attendre: que Moïse fasse un serpent de bronze et qu’il le fixe sur une perche.

En ce temps-là, il était de coutume d’adorer un dieu guérisseur représenté par ce signe du serpent de bronze enroulé autour d’une perche. Moïse, en partant d’un signe qui parle au peuple, suscite la foi en Dieu, celui qui les a libéré d’Egypte. « En regardant ce signe, adressez votre prière au Dieu de l’Alliance, c’est lui qui vous sauve », dit Moïse. Au désert, pour être guéri physiquement, il fallait lever les yeux avec foi vers le Dieu de l’Alliance.

En reprenant cette image à son compte, Jésus nous dit qu’il faut maintenant élever notre regard avec foi vers le Christ en Croix pour obtenir notre guérison, pour obtenir la vie éternelle, la vie avec Dieu. Ainsi, la Croix n’est plus uniquement objet de supplice, elle devient aussi le signe de notre Salut: « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. » (Jean 3,16)

En regardant le Christ en croix, nous pouvons nous écrier, comme le centurion: « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu. » (Marc 15,39). En regardant le Christ en croix, nous pouvons laisser monter vers Dieu notre acte de foi en son amour miséricordieux. En son Fils Jésus, le Père vient nous rejoindre au plus profond de notre humanité, là où se trouve souvent notre souffrance, notre misère, pour nous y révéler son amour.

La croix, nos croix, qu’elles soient petites ou grandes, sont les lieux où nous pouvons nous laisser toucher par l’amour infini de Dieu. Au cœur de la souffrance, le Christ nous rejoint. Au cœur de la souffrance, Dieu nous dit, en Jésus crucifié, sa Parole qui est amour, miséricorde et pardon. Puissions-nous demander simplement la grâce d’y expérimenter pleinement cet amour de Dieu et de nous livrer à ce dernier dans un total abandon. Amen.

Homélie pour la fête de la Croix Glorieuse

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Le chemin de la miséricorde

Il n’est pas rare que l’évangile que nous venons d’entendre nous mette mal à l’aise. Qui suis-je pour aller voir l’autre et le reprendre parce qu’il a péché? Et pourquoi faudrait-il aller jusqu’à l’exclure de la communauté si il refuse d’écouter et de se convertir? Après tout, je ne suis pas meilleur que lui. Et Dieu, n’est-il pas qu’Amour et Miséricorde?

A l’inverse, ce passage d’évangile peut aussi provoquer en moi un orgueil qui me place au-dessus des autres et faire naître chez moi une vocation d’inquisiteur. Je serai alors comme un justicier portant l’anathème, la condamnation, sur tous ceux qui ne sont pas dans les clous.

Ne nous trompons pas sur ce que Jésus nous invite à vivre dans l’Évangile. Il ne nous invite pas à nous placer en juge les uns des autres. Le passage de ce dimanche est au cœur d’un enseignement que Jésus donne sur la vie communautaire. Il s’adresse tout particulièrement à ses disciples. Dans les lignes qui précédent, Jésus met en garde contre tout scandale qui ferait trébucher ceux qui ont mis leur foi en lui. Dans les lignes suivantes, Jésus offre une instruction sur le pardon. Lire la suite

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La joie de la conversion…

Dimanche dernier, nous avons entendu saint Pierre faire cette magnifique profession de foi: « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16,16). De cette réponse, inspirée par l’Esprit Saint, Pierre a reçu de Jésus la mission d’affermir ses frères dans la foi.

Après cette magnifique profession de foi, Jésus introduit ses disciples dans le cœur même de sa mission: monter à Jérusalem pour y subir sa Passion, y souffrir, y être tué et ressusciter. Petite incompréhension de la part de Pierre: ce n’est pas comme cela qu’il envisageait la mission du Messie. Comme beaucoup de ses contemporains, Pierre attendait un Messie-roi, triomphant et glorieux, puissant, capable de chasser de Jérusalem l’occupant romain. C’est ainsi que Pierre s’insurge: « Dieu t’en garde, Seigneur! cela ne t’arrivera pas. » (Matthieu 16,22)

La réponse de Jésus ne se fait pas attendre: « Passe derrière moi, Satan! Tu es pour moi une occasion de chute: tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes. » (Matthieu 16,23) En même temps, quoi de plus naturel pour Pierre, comme pour nous, d’avoir une vue spontanément humaine! Il faudra du temps à Pierre pour se convertir et penser pleinement selon la pensée de Dieu. Pierre ne le comprendra vraiment qu’en faisant l’expérience de la miséricorde de Dieu après son triple reniement au soir de l’arrestation et de la condamnation de Jésus… mais aussi au matin de la Résurrection quand par trois fois, Jésus lui demandera: « Pierre, m’aimes-tu? » Lire la suite

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